KOK-LAT-VIL
Solo + Invocation + Incantation + Exorcisme

La superstition est un lancement de la partie film entre le son de l'antenne qui capte le réseau de l'instant pour le divulguer à l'instant suivant. Les spectateurs sont compris dans la mise en scène. Le film montre toutes les croyances et les mythes face à sa foi et comment décrypter le personnage qui détient les pratiques macabres. Le personnage est à la fois dans une position perdue, de crainte ou encore de pouvoir. Le schéma de son parcours reste un entre deux qui relie le réel et son abstraction. Il démontre le mythe vécu et raconté par des aïeux mis en cause par des prédicateurs religieux. Signes et symboles des préjugés inexplicables par opposition à sa raison. Il tombe dans un état de superstition excédant et dé-mesurant la superstition commune de sa culture. Il impose ses lois face à une force cachée à la différence de la superstition populaire. Il coupe les ongles de son frère ou de son ami proche et les apporte à un féticheur pour s'accaparer de l'intelligence et le pouvoir de ce dernier. Il soulève le balai et danse avec tout nu pour arrêter la pluie qui veut disperser une manifestation ou une cérémonie, qu'elle soit de deuil ou de fête. Le son arrive d'un moment à l'autre, le feu apparaît comme force à tout brûler, aussi comme processus d'élaboration de ses sculptures très voyantes dans son espace. La pluie tombe pour tout neutraliser... Le film KOK-LAT-VIL solo + Invocation + Incantation + Exorcisme est un tableau d'actes performatifs où le corps prend la place sacrée du pouvoir de la sorcellerie et des croyances des cultures africaines. Comment oser l'utiliser d'une façon pouvant guérir, ou comme science pour relever un défit, soigner une maladie, aider à développer l'intelligence humaine afin de pouvoir avancer vers une perfection...