KOK-LAT-VIL
Solo - Nuits Blanches - Récréation - Exposition

Trouve sa genèse dans mon mémoire intitulé « Testament de l’artiste dans son héritage » rédigé en 2012. La dernière fois que je suis rentré dans la pièce où mon père dormait avec ma mère, c’était trois ans après sa mort. Ma mère n’a plus dormi dans leur chambre respective car selon un rite, une femme qui perd son époux, ne doit pas rentrer dans la chambre ou dormir sur le lit conjugal, pendant une durée indéterminée. La femme place ce rite comme un sacrifice. L’effet de dormir par terre hors du lit conjugal pendant un à douze mois voire plus. La femme qui se prive de son embellissement féminin souvent coupe tous ses cheveux. Pour elle c’est une manière de croire que son mari a été reçu par Dieu. Et qu’il a été sauvé! Ma mère pendant deux ans et demi n’était plus en possession de la chambre maritale.

J’étais à Kinshasa en Juin 2010, ma mère m’avait remis les clés et m’avait permis de rentrer dans leur chambre scindée en trois pièces, chambre à coucher, bureau et salle de bain.
Une fois dedans, j’avais senti une odeur très ancienne remplie de poussière, ma respiration avait une drôle d’allure, mon coeur battait vite, j’avais reçu un courant d’esprit dont je ne savais pas son origine, j’aurais dû croire que c’était mon père qui me dirigeait, j’avais pris la direction de son bureau tout de suite, j’avais commencé à ranger un gros tas de manuscrits qui se trouvaient sur le plan droit de sa table, je suis tombé sur son testament écrit sur une vieille feuille blanche qui commençait à être usée, il est de sa main, dactylographié, daté et signé 10 Novembre 1979. Après cette date-là, son testament n’a pas été déposé chez un notaire et mon nom Christian Botale Molebo, était rajouté avec un stylo à la ligne comme étant son septième enfant, sexe masculin et il avait signé à côté, du fait que moi je suis né 24 Août 1980 soit après la rédaction du testament, ensuite il l’a fait signé et contresigné par un notaire et le bourgmestre de la commune où il vivait.
Ma mère est vivante.

Elle est âgée de 69 ans. Elle est ma tutrice. Mon père avait eu huit enfants, une fille avant son mariage. En 1962 Mon père se marie à Kinshasa avec Mademoiselle Alice Mondonga Molebo de leur union sont issus 7 enfants dont cinq filles et deux garçons. Soit 45 ans de mariage. Mon père me disait que je suis son portrait craché ! Je voudrais savoir si ce testament est valable? Bien qu’il désigne ses enfants comme légataires, après la mort de son épouse, qu’arrivera-t-il lorsqu’elle trouvera sa mort? Quelle est la part qui devra me revenir? Qui doit faire les déclarations pour la succession?